On nous la met profond!

21 02 2012

« Le marché de l’occasion, c’est le mal
Ce n’est pas la première fois que vous entendez cette phrase, et qu’on vous le dise tout de suite, ce n’est pas la dernière fois non plus. En effet, nombreux sont les éditeurs et développeurs à souhaiter annihiler le marché de l’occasion. Bien sûr, cette vision des choses est plutôt mal prise par les joueurs qui considèrent qu’un jeu acheté devient leur bien, et peut donc être revendu. Tel l’avocat du diable, Jameson Durall, développeur chez Volition (Saints Row),essaie d’expliquer pourquoi la disparition du marché de l’occasion serait une bonne chose.«La plupart des développeurs et éditeurs s’accordent à dire que le marché de l’occasion a un très fort impact (négatif) sur nos revenus. Je pense que les joueurs ne réalisent pas qu’à chaque fois qu’ils achètent un jeu d’occasion, ZERO dollar reviennent aux créateurs. Ces nouveaux profits reviennent directement au revendeur et il devient forcément plus difficile pour nous de faire des jeux de grande qualité si nous ne pouvons pas les financer.»[...]« 
Extrait de l’article « Le marché de l’occasion, c’est le mal » publié par et sur le site jeuxvideo.com

Cet article servira de point de départ à une petite réflexion autour de l’argent que génère les jeux vidéo et au gros ras le bol d’être pris pour des vaches à lait.
Après une volonté de la part de notre gouvernement de taxer les jeux vidéo (plus particulièrement les consoles), voici venir les éditeurs pour pleurer et cracher sur le marché de l’occasion. Non contents de se gaver comme des oies avec des prix de jeux exorbitants pour bien souvent seulement une dizaine d’heures de jeu, ils s’en mettent encore plein les fouilles avec les DLC (une histoire annexe, une tenue pour un personnage, du rouge à lèvre pour mon petit poney… ). Le problème ne vient pas du marché de l’occasion, il vient des éditeurs qui en veulent toujours plus. Pourquoi? Pour le bien des gamers? Pour produire des produits de meilleure qualité? Il se pourrait bien que grâce à l’argent que rapporterait la mort du marché de l’occasion, ces sousous soient absorbés par la comm’ et la pub autour du jeu…
Un autre exemple : La mode actuelle est au développement durable, nous le savons tous, et les éditeurs se préoccupent sérieusement de ce problème. Pour cela ils ont décidé de ne plus (ou presque plus) imprimer les petits livrets à l’intérieur des boîtes. Vous savez, ces petits bouquins qui nous introduisent l’histoire, nous expliquent comment jouer, etc, et que l’on a tant plaisir à lire lorsque nous sommes sur le trône. C’est le cas dans de plus en plus de jeux (je ne citerai aucun nom) avec souvent une petite phrase du style  : « Pour contribuer au développement durable, nous avons intégré le manuel au jeu ». C’est très bien… Mais avec les milliers d’euros économisés en évitant l’impression et tout le toutim, comment se fait-il que le prix du jeu soit toujours de 70€????
A l’époque de la N64, Nintendo justifiait ses prix (plus élevés que les jeux de playstation ou dreamcast) par le matériau utilisé. En effet, la production d’un jeu sur cartouche coutait plus chère que sur CD. Mais de nos jours les prix restent exorbitants. On pourra parler de cout de production et de développement plus importants, etc. Le fait est qu’au final on nous vend des jeux jolis, pleins d’effets spéciaux, une belle poudre aux yeux. Mais les contenus sont pauvres. Nous sommes dans l’ère du consommable et du futile.
[Presque] Aucun jeu ne tient plus d’un an, soit parce qu’il est dénué d’intérêt, soit parce que son éditeur, qui perd tellement de thunes à cause de l’occasion et du piratage (remarque ironique^^), a décidé de faire une suite par an avec seulement le peu de sous que lui rapportent les quelques ventes de jeux neufs… Pauvres Electronic Arts, pauvre DICE, pauvres Ubisoft, Pauvres Treyarch…
La solution pour contrer le marché de l’occasion : intégrer un code unique aux jeux pour qu’ils ne puissent pas être lus sur d’autres machines. Vous trouvez cela normal ? Moi non. Et cela a déjà commencé. Essayez de jouer à Battlefield 3 sur la votre console avec le jeu d’un collègue, vous allez être content.

Bienvenue dans le futur, dans la société 2.0, là où tout est partagé, tout est social et sociabilisé, le jeu (massivement) multijoueurs est bien là mais il est désormais impossible de jouer autre part que chez soi, impossible de jouer à deux sur la même console… Trouvez-vous normal qu’un jeu multijoueur ne puisse pas être joué en local, tranquille, chez soi, avec ses potes ou sa famille? Trouvez-vous logique de sauvegarder vos parties dans un nuage? Le jour où nos consoles seront désuètes, quand elles auront été remplacées par des PS4, PS5 ou des WiiAreU, où sera-t-il ce nuage? Envolé… Et quand le XboxLive ou le SEN (anciennement PSN) fermera ou se modifiera, où seront vos sauvegardes? Comment ferez-vous si la connexion est obligatoire pour jouer mais que celle-ci n’existe plus ?

Nous ne ferons rien car nous sommes dans l’ère de l’éphémère, il est logique d’acheter nos jeux dématérialisés, de se laisser bouffer par le système.

Mais où est passé le plaisir de collectionner ses jeux, de les garder précieusement pour les sortir occasionnellement, d’admirer leurs boîtes intactes ;)
Suis-je vieux jeu ou y a-t-il un réel décalage?
On nous la met profond! dans Coups de gueule 3068494635_1_3_m00VuaWh

Illustration tirée du site gameandgraph.com


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